STÉPHANE BERGERON INVITE LE COMITÉ DE CITOYENS
À METTRE UN TERME AUX INVECTIVES ET À REPRENDRE LE DIALOGUE
CIRCONSCRIPTION DE VERCHÈRES, le 29 septembre 2008 – Répondant à l’appel lancé par le comité de citoyens, à l’effet de s’en tenir aux faits, le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, dit espérer que l’organisation voudra se soumette elle-même à sa propre injonction. Cela dit, s’il dénote d’importantes divergences d’interprétation quant aux faits, il a cru percevoir dans la dernière communication du comité de citoyens un furtif signal d’ouverture qui lui redonne espoir de pouvoir en arriver à une solution de compromis.
«Les affirmations du comité de citoyens touchant ce qu’il appelle la solution Michaudville, rendent d’abord nécessaires certaines mises au point. Faisant suite aux revendications fort compréhensibles du comité de citoyens, une première rencontre sur le sujet a eu lieu entre Pierre Curzi et moi-même, le 7 juin 2007, soit quelques semaines après l’élection québécoise. Nous avons alors convenu, compte tenu des divers éléments de la problématique, qu’il fallait notamment en arriver à une interdiction complète du transport lourd en transit sur le chemin des Patriotes, entre Mont-Saint-Hilaire et Saint-Denis-sur-Richelieu. Le 16 août suivant, une rencontre des différents intervenants avait lieu à l’Hôtel de ville de Mont-Saint-Hilaire et c’est à ce moment qu’a été formellement évoquée l’idée qu’une zone de circulation locale puisse être créée entre l’autoroute 20 et le rang Michaudville», a relaté Stéphane Bergeron.
«Or, contrairement à ce qu’affirme maintenant le comité de citoyens, ce n’est absolument pas cette solution que mon collègue de Borduas a demandé à la ministre d’appliquer, en octobre 2007. Ayant interprété les réticences évidentes de Saint-Denis-sur-Richelieu comme l’expression d’une impasse insurmontable dans les négociations, le comité de citoyens a demandé à Pierre Curzi d’intervenir auprès de la ministre afin qu’elle tranche, purement et simplement. À ce moment, la ministre ne pouvait opter que pour le maintien du statu quo ou l’interdiction du trafic lourd sur le chemin des Patriotes, ce qui, d’une façon ou d’une autre, aurait suscité du ressentiment et porté un dur coup à la cohésion régionale», d’ajouter le député de Verchères.
«Comme j’avais eu l’occasion, a-t-il poursuivi, de rencontrer les membres du conseil de Saint-Denis-sur-Richelieu et que je ne percevais pas la même fermeture inébranlable que semblait ressentir le comité de citoyens, j’ai simplement demandé à la ministre de surseoir à sa décision, le temps de donner une ultime chance à la négociation. Encore aujourd’hui, je crois avoir fait ce qui devait être fait, dans l’intérêt de l’ensemble des intervenants concernés. Quant à l’interprétation que le comité de citoyens se permet de faire au sujet de la nature de mon intervention par rapport à mon collègue de Borduas, je ne puis que déplorer qu’il se perde ainsi en conjectures.»
«Pour ce qui est de ce que le comité de citoyens appelle ma proposition du 26 mai dernier et des raisons pour lesquelles je ne l’ai «toujours pas rendue publique», précisons qu’il ne m’appartenait pas et qu’il ne m’appartiens toujours pas d’en dévoiler publiquement les détails, d’une part parce qu’elle fait toujours l’objet de négociations et, d’autre part, parce qu’elle implique également le préfet de la MRC de la Vallée-du-Richelieu, le maire de Mont-Saint-Hilaire et mon collègue de Borduas. Par ailleurs, c’est ce dernier qui a préparé le compte-rendu de notre rencontre et qui serait donc le plus à même de faire état de la proposition à laquelle nous en sommes alors arrivés», a précisé monsieur Bergeron.
«Au-delà de la rhétorique par laquelle le comité de citoyens tente de me camper parmi les soi-disant partisans du statu quo, je comprends que ses membres seraient tout à fait disposés à mettre en œuvre la solution Michaudville d’octobre dernier. Comme les incidences de cette solution, selon ce qu’on peut comprendre de la dernière communication du comité de citoyens, ont semblé lui être plus difficiles à accepter que celles qui découleraient de la mise en œuvre de la proposition du 26 mai, à laquelle Guy Boulé s’était d’ailleurs montré favorable, il y a lieu de se demander pourquoi, depuis quelques semaines, il s’attaque avec autant d’âpreté à ce nouvel espoir de consensus», de s’interroger le député de Verchères.
«Mettons un terme à ces échanges stériles et acidulés et reprenons le dialogue. D’ailleurs, je me préparais avec plaisir à recevoir les membres du comité de citoyens, le 11 septembre dernier. Ceux-ci ont alors choisi de ne pas me rencontrer et de se lancer plutôt dans une campagne de dénigrement. Je me garderai de commenter ce choix, mais j’ose espérer qu’il n’est pas trop tard pour faire les choses correctement. Aussi, je les assure de ma volonté indéfectible d’en arriver à une solution durable de ce problème et leur réitère mon ouverture à les rencontrer pour en discuter sans détour», de conclure Stéphane Bergeron.