Pour un Québec qui prend soin de ses aînés
Montréal, le jeudi 9 mai 2008 – « Quand ils vieillissent, la majorité des gens souhaitent rester chez eux, dans leur maison, dans leur quartier, dans le milieu dans lequel ils ont vécu pendant de nombreuses années et c’est normal. C’est dans le respect de leurs besoins et de leurs choix, en favorisant leur autonomie, qu’un gouvernement doit faire porter ses interventions pour leur venir en aide ». C’est en ces termes que la chef du Parti Québécois, Pauline Marois, accompagnée de la porte-parole en matière d’aînés et députée d’Hochelaga-Maisonneuve, Louise Harel, du porte-parole en matière de famille et député de Verchères, Stéphane Bergeron, et du candidat dans la circonscription de Bourget, Maka Kotto, a fait connaître les premiers engagements du Parti Québécois en ce qui concerne les soins à domicile et le soutien aux aidants naturels.
Ainsi, un gouvernement du Parti Québécois investirait 500 M$ dans les soins à domicile liés au vieillissement pour permettre à davantage d’aînés de demeurer chez eux. Parce qu’il n’y a pas suffisamment de ressources mises à leur disposition, les personnes âgées en perte d’autonomie doivent se tourner vers les hôpitaux. Conséquence : des débordements dans des urgences qui pourraient être évités, une qualité de vie amoindrie pour nos aînés et des préoccupations supplémentaires pour leurs familles. Le gouvernement actuel se targue d’avoir investi davantage. Ce qu’il ne dit pas, c’est que les sommes annoncées servent à des services postopératoires, pour l’achat de lits temporaires mais bien peu pour maintenir les aînés chez eux.
« De plus, les aidants naturels qui supportent nos aînés méritent une plus grande considération que ce qu’ils reçoivent actuellement. Il faut aller au-delà des habituels crédits d’impôt et mettre à leur disposition des moyens pour leur donner le temps de reprendre leur souffle », a déclaré Mme Marois.
De son côté, Louise Harel juge que la réponse du gouvernement aux besoins exprimés par les aînés lors des consultations publiques est très décevante. Bien des belles paroles, bien de belles annonces et une animation sans faute, mais peu de mesures concrètes pour leur venir en aide. « Les aînés s’attendaient à ce que le gouvernement libéral agisse rapidement contre les abus et la maltraitance dont 150 000 aînés sont victimes chaque année. Or, que fait la ministre? Elle retarde d’un an les gestes concrets et les solutions à mettre en place. À voir agir ce gouvernement, on croirait que la violence faite aux aînés ne mérite pas la même considération que celle au hockey », a‑t‑elle déclaré.
Lors de la consultation publique sur les conditions de vie des aînés, l’Ordre professionnel des diététistes du Québec lançait un cri d’alarme sur la situation de dénutrition de nos aînés les plus vulnérables, hébergés dans les établissements de longue durée. « Pour répondre à cette situation alarmante, la ministre propose 3 M$ par année pour des cours de cuisine! Le problème n’est pas que les cuisiniers ne connaissent pas leur travail, mais qu’ils doivent composer des menus santé qui ne doivent pas coûter plus de 6$ par jour par résident. Pas par repas, par jour! On sombre franchement dans le ridicule », a déclaré Mme Harel.
Pour Maka Kotto, candidat du Parti Québécois dans la circonscription de Bourget, la situation des aînés est devenue intenable. « Chaque jour des aînés me disent combien la vie leur est devenue difficile, faute de ressources. Pour bon nombre d’entre eux, ils n’ont même pas accès à un médecin de famille qui pourrait assurer leur suivi médical. Ils souhaitent plus que tout continuer de vivre dans leur environnement mais sont incapables de trouver l’accompagnement nécessaire pour le faire. C’est avec beaucoup de tristesse et d’appréhension qu’ils doivent songer à quitter leur foyer ».
« Dans un contexte où notre société est de plus en plus vieillissante, les aînés sont en droit d’avoir des services qui correspondent à leurs besoins et à leur réalité. Au Parti Québécois, nous croyons qu’il faut prendre soin des gens, surtout de celles et de ceux qui pendant tant d’années ont contribué à faire grandir notre société et à prendre soin des autres. Ce n’est qu’un juste retour des choses », a conclu Pauline Marois.















